Les woks en fonte ont une longue histoire et on pense qu'ils sont utilisés en Chine depuis la période Han (206 av. J.-C. - 220 apr. J.-C.) comme la plus ancienne version du wok. Au Japon, les woks sont appelés « poêles chinoises » ( en japonais Chukanabe, 中華鍋) et sont utilisés pour préparer une multitude de plats d'inspiration japonaise, chinoise ou sud-asiatique. Le matériau est non seulement extrêmement robuste, mais il présente surtout une excellente capacité de stockage de la chaleur, grâce à laquelle les poêles ne subissent que des variations de température minimes lorsqu'elles sont chauffées jusqu'aux bords. Dans la cuisine chinoise notamment, des températures parfois très élevées sont nécessaires pour obtenir le goût authentique des plats, ce qui ne peut être imité avec des poêles ordinaires. Ces arômes, que seules les poêles wok permettent d'obtenir, sont même décrits par un mot spécifique en cantonais : Wok Hei 鑊氣. De plus, la fonte enrichit les plats en fer précieux, en particulier en fer (II) particulièrement biodisponible : l'association japonaise Nanbu-Tekki a pu prouver, lors de tests sur différents plats, que la teneur en fer était jusqu'à deux fois plus élevée que dans les poêles en acier inoxydable. En fonction de la forme de leurs poignées, les woks sont généralement classés en deux catégories : les woks de Pékin, avec une poignée allongée d'un seul côté comme les poêles ordinaires, et les woks de Canton, avec des poignées rondes des deux côtés. Les woks Iwachu appartiennent à cette dernière catégorie et peuvent donc être tenus et manipulés des deux côtés.